Carnet de route
Pointe de Presset
Le 06/09/2026 par Dominique Dupont-Roc
Nous ne sommes que trois ce matin dans la fraicheur de Treicol au départ de la ballade du jour vers la Pointe de Presset. Claire, Fred et Moi-même. Indéniablement si la quantité n'est pas là, la qualité y est.
Et, d'emblée, notre petit groupe semble unit par franche camaraderie, voir plus avec beaucoup d'affinité lorsque que nous approchons de l'inspirant lac d'Amour. La progression est paisible, nous devons simplement slalomer entre les tarines, occupantes paisibles des lieux, mais aussi entre les effets de leur alimentation abondante qui jonchent sentier. La cuvée Beaufort 2026 s'annonce parfumée. Arrivés au lac le soleil apparait, se levant derrière la majestueuse Pierra-Menta, et nous offrant ainsi un magnifique jeu d'ombres et lumières tout au long de notre cheminement jusqu'au pied de celle-ci au Passeur de Mintaz ou Col à Tutu pour les intimes. Pas mal de monde dans les environs entre les nombreux randonneurs et grimpeurs qui s'attaquent aux différentes voies d'ascension de la Pierra Menta. Le passage de ce petit col escarpé se déroule sans problèmes, et nous nous engageons dans la longue traversée passant sous le col du Bresson pour rejoindre le refuge de Presset.
C'est dans un paysage de carte postale - refuge et lac de Presset sur fond de Pierra Menta - que nous poursuivons en direction du col du Grand Fond. Arrivés au col, les pentes finales qui mènent jusqu'à le pointe de Presset ne sont pas engageantes : très raides, dans la caillasse qui semble bien instable, sans trace évidente, la progression s'annonce délicate. Du coup Claire, raisonnable, préfère s'arrêter là. Fred et moi, plus téméraires décidons de tenter le coup et d'aller y voir. Dès le début, nous ne sommes pas déçus ... c'est raide, ca roule sous les pieds, l'itinéraire n'est pas évident à trouver. Dans partie médiane, c'est moins problématique, les appuis sont plus francs et quelques embryons de cairns nous guident. Dans le final ça se redresse bien, il faut mettre les mains et choisir ses appuis avec grande prudence car la chute est interdite. Mais au sommet quelle récompense ! L'ambiance très alpine et le panorama grandiose nous impressionnent. Nous prenons le temps de savourer et entamons le descente avec la plus grande prudence. Fred sort même un brin de corde pour ré-assurance. Vers le milieu de la descente, nous repérons un raide pierrier sur la gauche, qui nous permet de prendre pied directement sur le sentier de traverse entre col du Grand Fond et brèche de Parozan. Bon choix, de toute de façon ça ne pouvait pas être bien pire qu'à la montée.
Claire nous aperçoit et s'engage à son tour dans cette traverse, pour nous rejoindre à la brèche, lieu idéal pour un casse-croûte salvateur. Nous prenons le temps avant de s'engager dans la descente qui comme prévue s'annonce comme une belle et raide partie de plaisir dans la caillasse. Heureusement la trace est bien marquée, l'accroche est bonne, ça passe crème. Nous rejoignons vite les alpages de Parozan, et là, afin d'éviter un final pénible, dré dans le pentu dans un champs raide sans sentier, nous choisissons d'obliquer vers la droite pour un cheminement un brin plus long mais tellement plus paisible, rejoignant ainsi le GR5 en provenance du Cormet de Roselend sur les hauteurs du lac. Là encore, un bon choix qui nous permet de boucler en toute quiétude ce magnifique itinéraire.
Et encore une bien belle journée en montagne.
Le diaporama complet en suivant ce lien :
https://drive.google.com/file/d/1DFve6oT-ttNuB6LazpZthmYB_qwzaTSa/view?usp=drive_link





